En résumé : la quotité est la part du capital assurée sur chaque emprunteur. Seul, elle est de 100 %. En couple, la somme doit atteindre au moins 100 % et peut monter à 200 % (100/100). Plus la quotité est élevée, plus la protection est forte… et plus la cotisation augmente. Bien la répartir, c’est arbitrer entre protection et coût.
Qu’est-ce que la quotité ?
La quotité est le pourcentage du capital emprunté couvert par l’assurance sur une tête. En cas de sinistre (décès, invalidité), l’assureur rembourse la part correspondant à la quotité assurée sur la personne concernée.
- Emprunteur seul : la quotité est obligatoirement de 100 % (l’assurance couvre tout le prêt).
- Couple ou co-emprunteurs : la somme des quotités doit être au minimum de 100 %, et peut aller jusqu’à 200 % (100 % sur chaque tête).
Les principales répartitions
| Répartition | Protection | Coût |
|---|---|---|
| 50 / 50 | Chaque tête couvre la moitié du prêt | Le plus économique |
| 70 / 30 (ou 60/40) | Adaptée aux revenus déséquilibrés | Intermédiaire |
| 100 / 100 (couverture 200 %) | Maximale : le prêt est soldé au décès de l’un | Le plus cher (≈ double du 50/50) |
Comment bien choisir ?
Le bon arbitrage dépend de votre situation :
- Vos revenus respectifs : si l’un gagne nettement plus, mieux vaut le couvrir davantage (ex. 70/30). En 50/50, le survivant doit assumer seul la moitié restante.
- Votre capacité à rembourser seul : seriez-vous capable d’assumer les mensualités si votre co-emprunteur disparaissait ?
- Votre situation familiale : enfants à charge, personnes dépendantes → couverture plus élevée recommandée.
- La nature du bien : sur une résidence principale, le 100/100 est souvent privilégié pour la sécurité ; sur un investissement locatif ou une résidence secondaire (revendables en cas de coup dur), une quotité plus basse peut suffire.
⚠️ Erreur fréquente : beaucoup de couples assurés en 50/50 pensent à tort que le prêt sera intégralement soldé au décès de l’un. En réalité, seule la moitié le sera. Vérifiez votre quotité dès la signature.
Quotité et coût : l’effet direct
Une couverture 100/100 coûte environ deux fois plus cher qu’une 50/50, puisqu’elle revient à assurer deux fois le même crédit. C’est donc un levier d’optimisation majeur : ajuster la quotité au juste besoin, plutôt que de prendre un 100/100 par réflexe, peut réduire sensiblement la cotisation — d’où son importance pour les investisseurs multi-prêts.
Peut-on modifier sa quotité ?
Oui. Vous pouvez revoir la répartition lors d’une renégociation ou d’une substitution d’assurance. Grâce à la loi Lemoine, ce changement est possible à tout moment, à condition de respecter l’équivalence des garanties et la couverture minimale de 100 % au total.
Cas pratique
Couple empruntant 200 000 €, quotité 50/50. Au décès de l’un, l’assurance rembourse 100 000 € ; le survivant reste redevable des 100 000 € restants. En 100/100, l’assurance solde la totalité des 200 000 € — mais la prime est environ deux fois plus élevée.
FAQ
Quelle quotité quand on emprunte seul ?
100 %, automatiquement : l’assurance couvre l’intégralité du prêt.
La somme des quotités doit-elle faire 100 % ?
Au minimum 100 %, et jusqu’à 200 % maximum (100 % par tête).
Le 100/100 est-il toujours préférable ?
Plus protecteur, mais plus cher. Selon vos revenus et la nature du bien, une répartition inégale peut être plus pertinente.
Peut-on changer la quotité en cours de prêt ?
Oui, lors d’une substitution d’assurance (loi Lemoine) ou d’une renégociation, dans le respect des garanties exigées.